Bzzzz attitude – Apicultrice amatrice et urbaine

Depuis 1 an, sur le toit du bâtiment de ma boite, nous accueillons de nouveaux locataires. Des petits locataires, mais qui à eux seuls doivent bosser bien plus que l’ensemble des 1000 salariés de la boite réunis (et vu le panel de glandeurs qu’il y a dans mon bureau, je te raconte pas le niveau pitoyable de productivité qui règne ici …). Bref, je veux bien évidemment parler des abeilles ! Voici un petit topo de mon expérience apicole (et pas à picole …). Et puis comme je m’appelle Déborah (abeille, en hébreu, non je parle pas hébreu, mais quand-même), y’a comme un lien entre elles et moi :p

♥ ✿ ♥ Keep calm and love Bees ♥ ✿ ♥

♥ ✿ ♥ Keep calm and love Bees ♥ ✿ ♥

Le déménagement des abeilles

Grosso modo, voilà le topo : avec l’agriculture massive, nous constatons une forte diminution de la population d’abeilles dans les campagnes. La pollution par les pesticides rend ces zones non seulement impropres à l’établissement d’une ruche saine, mais réduit également à très grande échelle les possibilités de butinage de nos petites copines. Elles se retrouvent donc repoussées des lieux dans lesquels tout un chacun s’attend à les trouver.

Pour contrer cette tendance qui aura à très courts termes des effets très néfastes (n’oublions pas que c’est grâce aux abeilles que la pollinisation peut se faire et que nombre d’espèces végétales ne peuvent se reproduire sans leur concours), l’Homme à l’origine de ce désastre écologique (encore un …) s’est demandé ce qu’il pouvait bien faire pour réparer ses conneries. Ainsi donc commença le déménagement des abeilles, la grande migration, sorte de sortie d’Egypte pour ces hyménoptères (paf, ni vu, ni connu, je t’apprends un mot !).

Ecoute donc les podcast d’Arte sur le sujet, toujours d’actualité même s’il date de 2014.

L’engagement des urbains

On découvre alors depuis plusieurs années un engouement des urbains pour l’apiculture et plus particulièrement pour la sauvegarde des abeilles. Deux grandes tendances peuvent être identifiées. Il y a les 100% urbains, ceux qui n’ont connu que la ville comme terrain de jeu et qui veulent, à l’inverse peut être de leurs parents faire rentrer un peu de la campagne et de la nature dans la ville. Et puis il y a ceux qui viennent d’un endroit plus verdoyant, où l’air semble plus pur et qui ont appris à vivre avec les petites bestioles de nos extérieurs (abeilles, mais aussi cloportes, gendarmes, lézards et autres araignées). Ceux là ont aussi envie de retrouver un peu de cette nature au cœur de la cité. Quoi qu’il en soit, on constate aujourd’hui que de très nombreux ruchers urbains fonctionnent très bien malgré la pollution !

Les urbains se mobilisent donc pour mener des actions, cela passe soit par des organismes publics, soit par des associations, parce qu’à plusieurs, c’est plus sympa quand-même. Mais tu peux tout aussi bien décider de faire ça dans ton coin ! Bon, y’a quand même quelques règles de bases à connaître et respecter, le site Acteurs du Paris durable te donne toutes les pistes pour bien démarrer !

Ruches sur les toits de Paris

♥ ✿ ♥ Ruches sur les toits de Paris ♥ ✿ ♥

On peut retrouver plein d’informations sur le site de la Ville de Paris, sur celui de l’Union nationale de l’apiculture française ou encore sur celui de la Société centrale d’apiculture.

Pour ma part, j’ai opté pour l’investissement d’un peu de mon temps dans l’association créée en marge de la boite dans laquelle je bosse. Les ruches sont sur le toit, nous en avons 5 et les activités à mener sur ces dernières sont très variées : consolider les cadres, remettre de la cire, faire un traitement antiparasitaire bio, marquer de la reine, etc.

Comme moi, tu peux déjà voir si ton employeur n’est pas déjà engagé dans la démarche ! Si ce n’est pas le cas ou que tu ne peux pas trop t’investir physiquement dans cette action, tu peux parrainer une ruche chez Un toit pour les abeilles, mais aussi leur offrir des fleurs (et 0.1cts/mois le m², c’est vraiment moins cher qu’un appartement en centre ville) ! Tu peux aussi rejoindre le mouvement de sauvegarde des abeilles sur le site Abeille sentinelle ! Il y a d’autres pétitions à signer, comme celle de Terre d’abeilles sur NewManity où tu trouveras aussi de nombreuses informations 😉 Et puis le truc cool avec mon association, c’est que contre 5€ annuels d’adhésion, non seulement je participe aux décisions prises pour l’entretien du rucher, mais j’ai aussi droit à mon pot de miel made-in moi (et les copains) !

Du miel, du producteur au consommateur

♥ ✿ ♥ Du miel, du producteur au consommateur ♥ ✿ ♥

Tu veux te la péter ? Les chiffres clefs

3 – Comme le rayon en km de la zone de butinage d’une colonie. En moyenne il se situe plus entre 500m et 2km. Exceptionnellement les abeilles peuvent s’éloigner de plus de 10 km de leur ruche si la source de pollen ou de nectar en vaut la peine.
30 – C’est la vitesse en km/h d’une abeille en vol. Pour y arriver ses ailes battent 200 fois par seconde.
35 – Comme la température en degré Celsius à l’intérieur de la ruche et plus précisément au niveau du couvain. Celle-ci reste constante toute l’année quelque soit la température à l’extérieur de la ruche. Pour la maintenir, soit les abeilles ventilent la ruche en battant des ailes pour rafraîchir, soit elles s’agitent et se regroupent pour réchauffer l’air intérieur de la ruche.
78 – C’est en mg la masse d’une abeille.
1000 – Comme le nombre de naissances et le nombre de morts dans la colonie par jour au plus fort de la saison apicole (printemps-été).
2000 – C’est le nombre d’œufs qu’une reine peut pondre par jour. Sur l’ensemble de l’année on se situe vers les 50000 œufs.
8000 – Comme le nombre de fleurs que doivent butiner les abeilles pour récupérer seulement 1g de nectar.
70000 – Comme le nombre d’abeilles que peut atteindre une colonie au plus fort de la saison apicole. En moyenne on se situe plus entre 30000 et 60000. L’hiver la colonie compte environ 6000 ouvrières soit 10 fois moins qu’en pleine saison.
400000 – C’est le nombre de km parcourus par les abeilles pour produire 1 kg de miel. Cela représente 10 fois le tour de la Terre.

Alors, t’as envie toi aussi de tenter l’expérience apicole ?

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6 réflexions sur “Bzzzz attitude – Apicultrice amatrice et urbaine

  1. Vivre de genre d’expérience c’est bien un truc de citadin lol. Non plus sérieusement, vivant en pleine campagne perso je ne ressens pas ce besoin de m’investir dans l’apicole. Le concept est génial et tant mieux. J’avais vu aussi sur les toits des immeubles New-Yorkais des jardins associatifs. Donc très bien pour l’agriculture et ces petites bêtes 🙂

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    • En même temps @mlleLawra je n’ai pas vu beaucoup de « campagnards » s’occuper du sort des abeilles, et pourtant c’est en grande partie des campagnes où l’ont constate l’utilisation massive de produits nocifs que vient le problème 😉
      L’idée est comme tu le précises de pousser aussi les municipalités à se doter de grands espaces verts et fleuris afin de nourrir nos copines les abeilles !

      Aimé par 1 personne

  2. Une belle initiative urbaine. On vient de quitter Paris pour la campagne essonniene et on a des ruches qui sont à moins de 400m de notre jardin. ON aime à penser que celles qu’on croise sur nos fleurs repartent là-bas 🙂
    Bonne récolte

    Aimé par 1 personne

    • Oui GreenDaddy j’en croise beaucoup dans le parc à côté de mon boulot et c’est pareil à chaque fois je m’émerveille en les voyant butiner et je m’imagine qu’elles reviennent sur le toit ensuite 😊 🐝

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